Ruralité : sans internet ni réseau téléphonique, la galère des communes situées en « zone blanche »

Ruralité : sans internet ni réseau téléphonique, la galère des communes situées en « zone blanche »

A l’heure du télétravail, les liaisons numériques sont devenues indispensables. Pour les communes situées en zone blanche, sans accès à internet ni la téléphonie mobile, la situation devient rapidement invivable. Message d’erreur, et connexion impossible : c’est le quotidien d’Antoine Prince, 21 ans, qui vit dans le village de Landrichamps (Ardennes). Il est classé en zone blanche, sans accès au réseau de téléphonie mobile, ni à internet. « A l’époque où les copains jouaient en réseau (…) déjà là, nous on ne pouvait pas jouer, explique ce dernier. Maintenant c’est plus des problèmes scolaires, pour les travaux à distance, le télétravail. »

Le jeune homme, encore étudiant, vient de commencer un stage à distance. Pour rester joignable, il se rend sur les hauteurs du village voisin, situé à plus de cinq kilomètres. « Je dois pouvoir communiquer avec mon maître de stage (…), donc si je ne viens pas ici, ce n’est pas possible de pouvoir lui répondre », explique Antoine. Seule solution pour un minimum de connexion, les paraboles, qui fleurissent sur les façades. L’alternative est toutefois très coûteuse, pour un débit lent et réduit.

Depuis des années, le maire, Sébastien Pollet se bat pour que les 133 habitants de Landrichamps aient enfin accès au réseau internet. Un enjeu de sécurité, puisqu’il faut également pouvoir joindre « les services d’urgence ». Autre conséquence pour son village, une baisse d’attractivité : en effet, les biens immobiliers perdent de la valeur et peinent à trouver preneur. Bonne nouvelle cependant pour les habitants : la fibre optique doit être installée d’ici la fin de l’année.

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